Focus 86 : Marylène Nicolay - sexologue et praticienne en hypnose

Curieuse et toujours en recherche d’amélioration quant à sa pratique, Marylène nous fait découvrir son univers. Avec bienveillance et sans jugement, elle reçoit à son domicile en tant que sexologue et hypnothérapeute. Qu’il s’agisse de problèmes de couple, de la volonté d’arrêter le tabac ou d’un deuil difficile, elle travaille avec chaque personne selon une approche adaptée à leur besoin afin de leur permettre de se sentir mieux.


ADL : Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

M. N. : J'ai un master en sociologie que j'ai complété avec l'agrégation. Après mes études, j'ai commencé à travailler dans l'insertion socioprofessionnelle. Déjà à l'époque, j’étais sensibilisée à la question du tabou et des personnes exclues de la société. J’avais réalisé mon mémoire sur les personnes incarcérées. J’aimais bien comprendre pourquoi on en venait finalement à marginaliser certaines populations. 

Je pense que la sexualité reste quand même un gros tabou dans nos sociétés, même si ces dernières années, les choses bougent et les codes sont bousculés. En 2011 j'ai choisi de reprendre des études à horaire décalé à Bruxelles en sexologie clinique. J'ai eu mon diplôme en 2014 et je me suis alors lancée comme sexologue clinicienne en complémentaire.

Je suis très curieuse, j’aime beaucoup apprendre. C’est un aspect de ma personnalité qui me permet de m’interroger sur mes pratiques et de comprendre comment je pourrais m’améliorer. C’est comme cela que je me suis formée à l’hypnose. J’ai découvert cette pratique et je me suis rendu compte que ce serait un atout dans mon accompagnement. J’ai découvert un outil fantastique ! L’hypnose peut être très intéressante en sexothérapie. Souvent, lorsqu’une personne se sent mal dans sa vie amoureuse, sexuelle, cela peut résulter d’un manque de confiance en soi, d’un mal-être par rapport à son corps, à un trauma, etc. 

Et puis j'ai décidé d'élargir mes connaissances et je me suis formée aux outils créatifs afin d’accompagner les enfants et les adolescents. Pour ce type de population, il faut des méthodes spécifiques liées à leur monde où l’on suscite l’imagination. J’ai adapté cette méthode aux adultes.

Par la suite, je me suis également formée pour l’accompagnement de l’arrêt tabac et à l’accompagnement des deuils et des traumas. 

Et donc maintenant, je me retrouve un peu avec ma grosse boîte à outils qui mêle thérapie brève, hypnose, outils créatifs… En fonction de la personne que j'ai en face de moi, de comment elle se sent et réagit, je vais aller chercher l’un ou l’autre outil. 

Après, j'ai aussi conscience de mes limites et si je sens à un moment donné qu'il y a besoin de relayer, j'ai des contacts avec d'autres professionnels, des psychologues, des psychiatres, des médecins. J'ai tout un réseau et j'oriente quand il y a besoin. 

ADL : Quels sont les services que vous proposez ? 

M. N. : Je suis sexologue clinicienne et hypnothérapeute. Plus concrètement, via ma boîte à outils, je propose différents accompagnements : 

- La sexothérapie : pour des personnes ou des couples qui se questionnent ;

- L’accompagnement des enfants et des adolescents pour des questions autour de la vie relationnelle, affective et sexuelle, mais également de deuil, des problèmes d’énurésie, la séparation des parents, de confiance en soi… ;

- L’arrêt tabac au travers d’une méthode en 5 séances où on va traiter différents axes de la problématique. Notamment pour éviter de basculer dans une autre addiction tel que le sucre ou l’alcool à la suite de l’arrêt.

ADL : À qui se destinent vos services ? 

M. N. : Ça peut être n'importe qui, dans le sens où la personne a une problématique à travailler et elle a besoin de comprendre comment l’approcher. J'ai plusieurs casquettes, les personnes peuvent me contacter pour la sexothérapie, l’hypnose ou l’arrêt tabac. 

Cela peut aussi bien être un couple qui a des problèmes relationnels ou sexuels. Mais également des enfants qui ont peut-être des problèmes au niveau scolaire, à cause de la séparation des parents, les deuils traumatiques quand un des parents est décédé, voire un grand-parent. 

Pour les adolescents, il va y avoir les premières déceptions amoureuses, la recherche d'identité. 

Je fais également l'accompagnement des traumas pour tous les âges.

La seule règle que j'émets, surtout en sexothérapie, c'est que ça soit dans le respect de soi et des autres. Et lorsque cela est respecté, je n'ai pas de limite à proprement parlé. J’ai par exemple, déjà accompagné des gens qui voulaient aller vers le BDSM ou le libertinage mais qui ne savaient pas trop comment s’y prendre. Je n’ai pas de jugement là-dessus. L’important, c’est que ce soit en phase avec les personnes, qu’elles se sentent bien là-dedans et respectent les notions de consentement.

ADL : Vous êtes installée à Etalle ? 

M. N. : Oui, je suis originaire d'Etalle, j'ai grandi ici. J’ai désormais l’occasion de recevoir mes patients à domicile, ce qui me permet de concilier ma vie privée et ma vie professionnelle.

ADL : Quels sont vos horaires ? 

M. N. : Je suis désormais à temps plein du lundi au vendredi et je reçois maximum 3 soirs par semaine. Le mercredi matin et après-midi, ainsi que le week-end est consacré à ma famille. 

ADL : Et si vous deviez résumer votre activité en trois (groupes de) mots, ce serait quoi ?

M. N. : Créativité - Ouverture d'esprit – Bien-être.

ADL : Quels sont vos projets ?

M. N. : J’aimerais relancer plusieurs projets que je proposais auparavant et que j’ai dû mettre en pause ces dernières années faute de temps : les conférences et les ateliers EVRAS (éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) en milieu scolaire ou en institution et les ateliers « Apéro-sexo » à domicile. 

En parallèle, je vais lancer plusieurs formations l'année prochaine à destination des professionnels sur différentes thématiques : la littérature érotique, le lien entre le poids et la sexualité, la sexualité féminine. 

Je suis également en train de regarder pour suivre une nouvelle formation en lien avec mon métier.

ADL : Et qu'est-ce que vous aimez dans votre activité ?

M. N. : J'adore rencontrer les personnes et pouvoir les aider à avancer, les accompagner pour aller vers un mieux-être et qu'elles se sentent bien. C'est vraiment ce qui me porte.

Toute personne est bienvenue, il n’y a pas de jugement. Mon objectif, c’est que la personne soit bien dans sa vie et dans toutes les dimensions de sa vie, y compris le couple, l’amour, la sexualité.

Coordonnées : 

Marylène Nicolay
Rue de Gaumiémont, 88 A - 6740 Etalle

Téléphone : +32 498 77 65 53  

Mail : [email protected]