Focus 78 : Justine Noizet
Passionnée par le fonctionnement du cerveau, Justine, neuropsychologue clinicienne et comportementaliste équin, est curieuse et adore apprendre. Cherchant à transmettre ses connaissances et à aider les personnes dans leur quotidien, elle nous partage son parcours, ses motivations et les services qu’elle propose.
ADL : Que pouvez-vous nous raconter par rapport à votre parcours ?
J. N. : J’ai choisi d’étudier la psychologie car je voulais comprendre comment le cerveau fonctionnait et quel impact cela avait sur le comportement. En deuxième année de bachelier, j'ai découvert la neuropsychologie et je me suis rendue compte que cette branche de la discipline pouvait réellement répondre à mes questions car elle est centrée sur l’étude du fonctionnement du cerveau. J’ai complété mon cursus avec de la psychologie sociale en parallèle car cette discipline questionne les biais psychologiques de l’humain, les stéréotypes, les préjugés que l’on peut avoir et comment cela impacte notre vision des choses. J’ai obtenu mon master en neuropsychologie clinique en 2017.
J'ai commencé à travailler tout de suite après mes études, d’abord dans un service résidentiel, puis, avec l’aide de Challenge, je me suis installée très vite comme indépendante en 2019. Mon domaine de prédilection, c’est tout ce qui est lié aux aspects cognitifs, c’est-à-dire la mémoire, l’attention, la motivation, l’organisation et le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité).
La neuropsychologie, ça fait partie des domaines où on peut se former en permanence et apprendre tout le temps, c’est réellement passionnant ! Je lis beaucoup et actuellement, je suis en début de formation sur l'entretien motivationnel. C’est une technique spécifique permettant d’aider les personnes à s'approprier leurs projets. La difficulté souvent dans les thérapies, c'est qu’en théorie les gens savent ce qu'il faut faire, mais c'est la mise en pratique qui pose problème.
Donc cette compréhension du cerveau, c'est ma première passion. La seconde, c’est l'équitation. Il y a quelques années, j’ai eu un cheval qui m’a posé beaucoup de problèmes. Je ne le comprenais pas et toutes les choses que j'avais déjà mises en place auparavant, qui avaient toujours marché, ne fonctionnaient pas avec lui. C'était excessivement frustrant. J’ai été intriguée et j’ai cherché à comprendre le fonctionnement du cerveau du cheval.
En 2023, je me suis formée en comportementalisme équin afin d’accompagner les personnes pour une meilleure compréhension de leur cheval. Personnellement, grâce à ma formation, j'ai pu mettre en place différents protocoles pour que ça se passe mieux avec le mien, mais surtout j’ai appris à mieux le comprendre pour m’adapter à lui.
ADL : Et pourquoi êtes-vous restée dans la région ?
J. N. : J'ai toujours vécu à Buzenol, je m’y sens très bien, j’ai tous mes proches et un réseau de professionnels qui se construit.
ADL : Quels sont les services que vous proposez ?
J. N. : Mon activité principale est la neuropsychologie clinique et sur le côté je travaille également comme comportementaliste équin.
Par rapport à la neuropsychologie, je reçois des patients à Arlon et à Habay (Espace Uli) pour tous les aspects liés à la cognition. Que ce soit l’attention, la mémoire, la motivation, l’organisation et le TDAH. Les problématiques peuvent être par exemple : difficulté à s’organiser, à se concentrer, tendance à oublier.
En ce qui concerne le TDAH, ce trouble entraîne des particularités spécifiques, notamment la difficulté à visualiser sur le long terme, d'avoir du mal à mettre en place des outils d'organisation qui soient cohérents, avoir du mal à se mettre au boulot quand on n'a pas d'intérêt à ce qu'on doit faire. Et donc, j’accompagne mes patients afin de mettre en place des astuces pour être indépendant et arriver à une organisation plus optimale.
Il y a beaucoup de fausses croyances qui circulent par rapport au TDAH. Je cherche à accompagner, à former et à diffuser de l’information à ce sujet afin de permettre à chacun d’en avoir une meilleure compréhension.
Pour le comportementalisme équin, j’accompagne les personnes qui ont des problématiques avec leur cheval, ou qui veulent les éviter, dans le sud de la province du Luxembourg. Cela peut être par exemple : un cheval qui ne se laisse pas attraper au pré, qui n’aime pas la douche, qui va réagir quand on va lui mettre la selle, qui refuse qu’on lui mette de l’anti-mouche, etc. Toutes ces problématiques arrivent car à un moment donné, le cheval n’a pas été compris et on doit l’accompagner d’une manière différente afin de composer avec d’éventuels traumas qu’il aurait subi. Mais mon but est également d’accompagner les personnes, dès le départ, pour que ces problématiques n’apparaissent pas, en prévention en somme.
C’est un processus qui prend du temps, surtout quand on a des chevaux qui ont un passé compliqué, mais ça en vaut la peine et c’est passionnant.
ADL : À qui se destinent vos services ?
J. N. : Dans ma patientèle, je travaille avec des adolescents à partir de 12 ans qui ont des difficultés scolaires, comme par exemple, une difficulté d’apprendre correctement. Je les accompagne en leur expliquant le fonctionnement du cerveau, et puis je leur donne des outils concrets pour fonctionner au mieux et étudier de façon plus efficace, plus ludique.
J'ai aussi une patientèle avec un TDAH, autant des adolescents que des adultes. Je les accompagne sur des plus ou moins longues périodes en fonction des besoins, autant pour le dépistage de ce trouble que pour la prise en charge au quotidien en fonction des difficultés que ça entraîne dans leur quotidien.
Pour le comportementalisme, mes services s’adressent aux propriétaires de chevaux qui rencontrent des difficultés et ne savent pas comment les gérer, ou bien des propriétaires qui souhaitent mettre en place de bonne base à l’arrivée d’un (jeune) cheval et éviter l’apparition de troubles du comportement.
ADL : Et qu'est-ce qui vous plaît dans votre activité ?
J. N. : en fait, les thématiques que je travaille au quotidien me passionnent, que ce soit au niveau du cerveau humain ou du comportementalisme équin. J'aime bien transmettre les connaissances que j’ai et aider les individus à trouver des astuces. C'est un peu les accompagner dans une évolution de leur connaissance d’eux-mêmes, leur permettre de s’approprier la matière transmise et de l’adapter à leur quotidien.
Et si vous deviez résumer votre activité en trois mots, ce serait quoi ?
J. N. : Neurosciences – transmission - accompagnement.
ADL : Quels sont vos projets ?
J. N. : Pour la neuropsychologie, j’ai une patientèle régulière et le sujet est tellement vaste que je continue à me former pour en proposer toujours plus et de meilleure qualité.
Pour le comportementalisme équin, je vais lancer des webinaires cet été qui vont avoir pour thème la question du sevrage. Mais ce n’est qu’un début, d’autres sujets viendront.
Coordonnées : Neuropsychologie
Justine Noizet - Neuropsychologue
Logarel : Rue de Bastogne, 24 – 6700 Arlon
Espace Uli : Rue de Luxembourg, 28 – 6720 Habay-la-Neuve
Prise de rendez-vous par mail : [email protected]
Coordonnées : Comportementalisme équin
Justine Noizet - Comportementaliste équin
Mail : [email protected]
Instagram : https://www.instagram.com/parler.cheval/